Samedi 21 avril 2018

ça y est ! J’ai mis les pieds en Grèce pour la première fois ! Et pour la première fois, j’ai donné cours de danse à l’étranger. Je ne vous cache pas que j’avais quelques appréhensions. Avais-je prévu trop d’activités pour l’heure vingt que j’allais devoir animer ? Avais-je bien anticipé le niveau et les attentes des élèves ?
En arrivant à l’école de danse d’Irena Anastasia Bregu (Σχολή Χορού Ιρένα Αναστασία Μπρέκου), j’ai tout de suite senti que la barre serait placée haut. A l’étage du bâtiment que vous voyez à droite, les jeunes danseuses de l’école répétaient leurs chorégraphies et semblaient fin prêtes pour la compétition du lendemain*. Non seulement leur synchronisation et leur technique étaient irréprochables, mais en plus elles affichaient le sourire et l’attitude de vraies professionnelles ! Impressionnant.
De midi et demi à 14h, j’ai observé l’atelier d’improvisation donné par mon amie et collègue Sofia, avec l’aide et la traduction de notre hôte Ioanna. Tout comme Sofia, Ioanna complète actuellement un Master en Chorégraphie au conservatoire Laban. Elle a grandi et étudié la danse en Macédoine grecque avant de venir à Londres. C’est donc grâce à elle que nous avons été accueillies dans la région d’origine d’Alexandre le Grand.
De 14h10 à 15h30, c’est moi qui ai mené la danse, enchainant échauffement technique au sol, répertoire de ma pièce “Swapping Shadows” et exploration par deux des relations possibles entre une danseuse sur ses pieds, à la verticale, et sa partenaire au sol, comme son ombre, à l’horizontale. En partant de ce concept tiré de la pièce, les élèves ont créé leurs propres duos, observé et apprécié des tas de mouvements de leur création, joliment synchronisés et dédoublés, l’un en haut, l’autre en bas. Pour conclure la session, elles nous ont laissé quelques mots enthousiastes en anglais et en grec.
I really liked working on the floor and being able to release and use my body this way. It was a new and different experience. The teachers were very kind and I loved both of the classes!
écrivit l’une d’entre elles.
We would like to do it again !!!
Conclut une autre. Moi aussi, et si l’occasion se présente, je retournerai volontiers en Grèce pour donner (ou prendre) d’autres cours et ateliers du genre.
Était-ce la brise qui m’avait portée jusque là, le soleil qui m’avait réchauffée dès mon arrivée ou la saveur des fruits de ma petite expérience d’enseignante que je commençais à récolter ? Tout s’était remarquablement bien passé, j’étais bien transpirante, et tellement contente, reconnaissante et fière d’être là, d’avoir pu partager ma passion et mon savoir-faire-en-devenir avec des adolescentes aussi attentives et réceptives. Suite au prochain numéro !
*Si je trouve le temps de la rédiger, un article ultérieur vous en dira plus sur la compétition en question, Salonika Open 2018 !
J’attends que tu trouves le temps pour relater cette expérience du concours aussi.
Et c’est très motivant pour toi toutes ces expériences “hors les murs” … y compris à prendre peut-être des idées du travail vertical/horizontal qu’ont fait ces jeunes.
Maman.
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Tout à fait ! Je ne serai pas la première à dire qu’on en apprend autant de ses élèves que de ses professeurs et collègues.
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