So, are you a professional dancer?

Siobhan Davies Dance, London, 22nd September 2016

Siobhan Davies Dance, London, 22/09/2016
Siobhan Davies Dance, London, 22/09/2016

Next Choreography 2016-2017 has started! After a quick round of names and a welcoming speech, we were asked to write down and discuss our expectations, curiosities and apprehensions about the course. Then, Amy Bell, our course facilitator, launched the debate on a key question: what is choreography? At the end of the 2 and a half hours session, all we had done was ‘moving towards a definition’. But it’s just a start! And the good thing is that the 15 of us had quite a lot to say on the topic.

When we left the studio, in the night, I walked to the tube station with another girl from the group. She is in Year 12 and would like to audition for dance schools such as De Theatreschool in Amsterdam, where I auditioned 4 years ago. Hearing her talk about it brought me back to the time when, just like her, I was thoughtfully and passionately looking for a place to study dance. But she didn’t let me drift away in memories. Actually, she had an important question for me.

‘So … are you a professional dancer?’ she asked. Well …

I tried to reply honestly, but it was as if her question had put me in front of a maze. I graduated from LCDS last year, and completed an additional year of dance training programme since then, so I guess I can be considered as a professional, yes, but I’m studying part-time, you know, I still need to train, and I haven’t found a job yet!

Elephant & Castle station, London, 22/09/2016
Elephant & Castle station, London, 22/09/2016

At what point will I officially become a professional, if I am not one already? Who knows? If she asks me the same question again in a couple of months or in a couple of years, then perhaps (hopefully !) the answer will be a definite YES  😀 But it seems too early to claim that I’m a professional.

On the next morning, though, minutes away from Cutty Sark station, a group of schoolgirls in uniforms asked me to answer a few questions for them. I was on my way to Greenwich Dance and had half an hour left until the start of Jack Webb’s professional class. So I agreed to spend a few minutes on their survey.

Again, there was a question about my occupation or profession. ‘I’m a dancer’, I said, confidently. I was on my way to class, and would spend the afternoon at Trinity Laban. Isn’t that a dancer’s day?

Immediately, one of the girls asked what kind of dance I was doing, and it turned up that there was a young contemporary dancer in their group  🙂 I was delighted to find that out! They could have ticked the box ‘artist’ on their form, but they chose to tick ‘other’ instead and specified that they had just met a dancer on the streets of Greenwich. That was quite something. And it really made my day!

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Studios de danse Siobhan Davies, Londres, le 22 septembre 2016

Next Choreography 2016-2017 a bel et bien commencé ! Après un rapide tour des prénoms et un discours de bienvenue, on nous a demandé d’écrire nos attentes, curiosités et appréhensions à propos du cours pour en discuter. Puis, Amy Bell, notre animatrice, a lancé le débat sur une question clé : qu’est-ce que la chorégraphie ?

Next Choreography : brainstorming d'introduction, 22/09/2016
Next Choreography : brainstorming d’introduction, 22/09/2016

A la fin des 2 heures et demi qu’ont duré la session, tout ce qu’on avait fait, c’était “aller vers une définition”. Mais ce n’est qu’un début ! Et l’aspect positif, c’est que les 15 membres de notre groupe avaient beaucoup à dire sur le sujet.

Quand on a quitté le studio, à la nuit tombée, j’ai marché jusqu’à la station de métro avec une autre fille du groupe. Elle est en rhéto et voudrait auditionner pour des écoles supérieures de danse comme De Theatreschool, à Amsterdam, où j’ai moi-même auditionné il y a quatre ans. L’entendre évoquer cette école m’a fait replonger dans l’époque où, comme elle, je cherchais un endroit où étudier la danse avec passion et persévérance. Mais elle ne m’a pas laissée me perdre dans mes souvenirs. En fait, elle avait une importante question à me poser.

“Donc … est-ce que tu es une danseuse professionnelle ?” m’a-t-elle demandé. Eh bien …

J’ai essayé de répondre honnêtement, mais on aurait dit que sa question m’avait mise devant un labyrinthe. J’ai été diplômée de LCDS l’an passée, et depuis, j’ai complété une année de formation supplémentaire en danse, donc je suppose que je pourrais être considérée comme professionnelle, oui, mais je suis encore étudiante à temps partiel, tu sais, je dois encore beaucoup m’entrainer, et je n’ai pas encore trouvé de travail !

A quel moment vais-je officiellement devenir professionnelle, si je ne le suis pas déjà ? Qui sait ? Si elle me reposait la même question dans quelques mois, ou dans quelques années, alors peut-être (espérons !) que la réponse serait un OUI assuré  😀 Mais là, il est trop tôt pour prétendre que je suis une danseuse professionnelle.

Cutty Sark, Londres, 23/09/2016
Londres, quartier de Greenwich, à proximité de l’arrêt de métro Cutty Sark, 23/09/2016

Le matin suivant, pourtant, à quelques pas de l’arrêt de métro Cutty Sark, un groupe d’écolières en uniformes m’a demandé de répondre à quelques questions. J’étais en chemin pour Greenwich Dance et il me restait une demi-heure avant le début du cours de danse professionnel de Jack Webb. J’ai donc accepté de consacrer quelques minutes à leur enquête.

De nouveau, il y avait une question concernant mon occupation ou ma profession. “Je suis danseuse” ai-je répondu, confiante. J’étais en route pour mon cours de danse du matin, et j’allais passer l’après-midi à Trinity Laban. N’était-ce pas là une journée de danseuse ?

Immédiatement, l’une des filles m’a demandé quel genre de danse je pratiquais, et on s’est rendu compte qu’il y avait aussi une jeune adepte de danse contemporaine dans leur groupe 🙂  J’ai été ravie de l’apprendre, évidemment ! Elles auraient pu cocher la case “artiste” de leur formulaire, mais ont choisi de cocher “autre” à la place pour spécifier qu’elles venaient de rencontrer une danseuse dans les rues de Greenwich. Ce n’était pas rien. Et ce petit moment a illuminé ma journée !

First week back in London

Thursday 22nd September 2016

Last Thursday, I landed in London. And all of a sudden, there was wind. A fresh, invigorating wind, which made me think that people in Northern countries are constantly pushed forwards. They must move. Be active. Whereas down south, under the sun, life can be enjoyed without moving from a chair. Over there, the sense of passing time may only come from the urge to eat your gelato before it melts on your fingers. Here, you see time flying as you rush from one side of the city to another, amongst other hurried people who walk down the escalators.

Trinity Laban Conservatoire of Music and Dance, London. 16/09/2016
Trinity Laban Conservatoire of Music and Dance, London. 16/09/2016

On Friday, it rained. It was grey and cloudy, much cooler than in Italy.

Autumn begins, and so does a new chapter of my dancing life!

I am now a part-time student at Trinity Laban Conservatoire of Music and Dance. On Friday, I enrolled on the Diploma in Dance Teaching and Learning (DDTAL). Saturday was the second ‘core day’ of the programme, and I have done quiet a lot of homework since then … Other posts on this will follow 🙂

Beside, I’m about to begin a year-long journey on the Next Choreography programme at Siobhan Davies Dance. It all starts this evening, from 6 to 8.30pm!

And most importantly, I’m searching. Searching for a new place to live. I visited 3 flats so far, and have 2 more viewings lined up. I’m also searching for part-time jobs in the dance field. But it’s a lot easier to get volunteering opportunities or to find training that you pay for.

Greenwich Dance Studio, London. 19/09/2016
Greenwich Dance Studio, London. 19/09/2016

To keep fit, I decided to take 3 professional classes per week, so I went to Greenwich Dance and tremendously enjoyed doing some Floorwork with Jack Webb. His class was a meeting point for several alumni from LCDS. Yesterday, I got to see Ellis, who graduated with me and is completing her Master in dance; Robyn and Sophie, who founded a collective called Feet off the Ground when they left the school in 2013; and Helen, who has just started teaching for the Royal Ballet School. Now it’s my turn to find a place in this buzzing community of dance artists, by shadowing and following those who inspire me the most.

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Jeudi 22 septembre 2016

Jeudi passé, j’ai atterri à Londres. Et tout à coup, il y a eu du vent. Un vent frais et vivifiant, qui m’a fait penser que dans les pays nordiques, les gens sont constamment poussés à aller de l’avant. Ils doivent bouger. Être actifs. Alors qu’au sud, sous le soleil, ils peuvent savourer la vie en restant assis sur un banc. Là-bas, le sens du temps qui passe ne vient sans doute que du besoin de manger un gelato avant qu’il ne vous fonde sur les doigts. Ici, par contre, on voit le temps filer dès qu’on se précipite pour aller d’un bout à l’autre de la ville, parmi d’autres gens pressés qui descendent les marches des escalators d’un pas décidé.

Syllabus et carte magnétique reçus à Trinity Laban, Londres. 16/09/2016
Syllabus et carte magnétique reçus à Trinity Laban, Londres. 16/09/2016

Vendredi fut un jour de pluie. Il faisait gris, nuageux et bien plus froid qu’en Italie.

L’automne commence, et avec lui, s’ouvre un nouveau chapitre de ma vie dansante !

Je suis maintenant étudiante à temps partiel au Conservatoire de Musique et de Danse Trinity Laban. Vendredi, je me suis inscrite au Diplôme en Enseignement et Apprentissage de la Danse ou DDTAL (Diploma in Dance Teaching and Learning). Samedi était le 2ème “jour central” du programme, et j’ai fait pas mal de travail à la maison depuis … A ce propos, d’autres articles suivront 🙂

De plus, je suis sur le point d’entamer un parcours d’un an dans le programme Prochaine Chorégraphie (ou Next Choreography) au studio de danse Siobhan Davies. Ça commence ce soir, de 18 à 20h30 !

Enfin, le plus important, c’est que je suis en pleine recherche. Recherche d’un logement. J’ai visité 3 appartements jusqu’à présent, et j’ai 2 autres visites prévues. Je cherche aussi des jobs à temps partiel dans le domaine de la danse. Mais c’est bien plus facile de trouver des opportunités de faire du volontariat ou d’obtenir un entrainement payant.

Greenwich Dance, Londres, 19/09/2016
Greenwich Dance, Londres, 19/09/2016

Pour rester en forme, j’ai décidé de prendre 3 cours professionnels par semaine. Je suis donc allée à Greenwich Dance et j’ai adoré y faire un peu de Floorwork avec Jack Webb. Son cours était un point de rendez-vous pours plusieurs alumni de LCDS. Hier, j’ai revu Ellis, qui est sortie de l’école avec moi et fait maintenant un Master en danse ; Robyn et Sophie, qui ont fondé un collectif appelé Pieds qui décollent (Feet off the Ground) quand elles ont quitté l’école en 2013 ; et Helen, qui vient de commencer à enseigner pour la l’École Royale de Ballet (Royal Ballet School) anglaise. Maintenant, c’est à mon tour de trouver une place dans cette vibrante communauté d’artistes de la danse, en suivant ceux qui m’inspirent le plus.

“Corpo Poetico”

Voici un tout nouveau documentaire vidéo sur l’atelier de danse/théâtre “Corpo Poetico” auquel j’ai participé cette année à Bologne. L’objectif ? Intégrer des personnes handicapées à un processus de création et d’échanges basés sur le mouvement.

Cette vidéo offre un aperçu des répétitions pour “4 Studi”, la pièce que nous avons créée et présentée à la fin du séminaire. Vous y découvrirez les tout premiers extraits du spectacle final ainsi que les interviews des animateurs, Anna Albertarelli et Roberto Penzo, et de plusieurs participants au projet. Vous remarquerez que notre groupe était fort hétéroclite au niveau des âges et de la motricité de chacun. Plusieurs personnes intéressées par le projet, dont 4 en chaise roulante, se sont jointes à nous (les 15 danseurs de Dance Start Up VI) une fois par semaine pendant 3 mois pour aboutir à ce spectacle.

Au fil des rencontres, j’ai réalisé que la danse pouvait vraiment rapprocher les gens et leur faire du bien en créant des liens humains puissants et en valorisant leurs capacités physiques, quelles qu’elles soient. Un programme aussi enrichissant nous a évidemment demandé de faire face à des difficultés et à des incompréhensions. Beaucoup d’entre nous avaient du mal à utiliser l’italien comme langue de travail, mais nous leur traduisions les consignes données et faisions notre possible pour que chacun se sente inclus dans le processus – une mission délicate, mais essentielle.

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Here is a brand new video documentary on ‘Corpo Poetico’, the dance theatre seminar I was involved in earlier this year, in Bologna. Its goal was to integrate disabled into a creative process, and into exchanges based on movement.

The video above offers a glimpse of rehearsals for “4 Studi”, the piece we created and performed at the end of the seminar. You will discover the very first excerpts from the final show as well as interviews of the facilitators, Anna Albertarelli and Roberto Penzo, and several participants to the projects. You might notice that our group was pretty diverse in terms of ages and motor skills. A few people that were interested in the project, including 4 in a wheelchair, came together with us (the 15 dancers of Dance Start Up VI) once a week for 3 months to end up on this show.

As meetings went by, I realized that dance could really bring people together and do them good by establishing strong human connections and bringing out their individual physical abilities, whatever they may be. Such an enriching programme obviously demanded that we cope with difficulties and misunderstandings. Many of us struggled to use Italian as working language, but we translated instructions and did all we could to make everybody feel included in the process – a delicate, but essential mission.

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Grazie a Leggere Strutture, Anna, Roberto e tutto il gruppo 🙂

Work/Travail/Arbeid: Essays

Jeudi 1er septembre 2016

Aujourd’hui, alors que certains rentraient à l’école, j’ai terminé une série de lectures sur l’œuvre d’Anne Teresa De Keersmaeker : “Work/Travail/Arbeid”. En voici quelques extraits que j’ai traduits de l’anglais.

Il n’y a pas d’expression sans construction.

(Bojana Cvejic, Dance in Earnest: On Time and Attention in Work/Travail/Arbeid, dans Essays, p.13)

Work/Travail/ArbeidLa nature d’être sérieux […] a trait à une conviction sincère et intense que la danse compte, qu’elle est digne d’exposer son propre effort, son excellence, et son rituel sans paroles, indépendamment du fait que quelqu’un la regarde ou non. […] un choix de croire que le lien brisé entre le corps, le mouvement, la musique, le temps et l’attention puisse être reconstruit, avec joie et perspicacité.

(Bojana Cvejic, Dance in Earnest: On Time and Attention in Work/Travail/Arbeid, dans Essays, p.21)

La question est : comment être à ce moment-là et à cet endroit-là, ici et maintenant, aujourd’hui, demain, hier, aux côtés de danseurs et de musiciens qui travaillent en collaboration avec le travail-en-devenir (c’est-à-dire, l’indéfini déterminé) de manière à ce qu’un travail puisse momentanément se matérialiser dans le monde. Voilà la question qui unit les interprètes, auteurs et spectateurs dans une même tâche : travailler en collaboration, pour le travail, aux côtés du travail, en donnant du temps.

(André Lepecki, Co-Imagining Work/Travail/Arbeid, dans Essays, p.35)

De Keersmaeker situe le corps dans ce qui pourrait être un contexte neutre – dans le sens de n’être pas structuré de façon apparente […] En faisant cela, elle met en scène pour l’observateur un don excessif d’énergie transformée, “performée”, une divulgation compressée de travail non-productif comme forme esthétique. Ce qui est évident en voyant ces danses de près est l’habileté, la complexité, la technique, l’entrainement accumulé : qualités de travail que nous ne sommes pas habitués à relier aux praticiens individuels réels dans une économie occidentale de surconsommation dans laquelle le travail est si fréquemment externalisé que l’idée de temps et l’effort de fabrication sont dévaluées.

(Catherine Wood, The still point, dans Essays, pp.77-78)

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Thursday 1st September 2016

Today, while some people went back to school, I finished reading a series of books on Anne Teresa De Keersmaeker’s ‘Work/Travail/Arbeid’. Below are selected excerpts from these books.

There is no expression without construction.

(Bojana Cvejic, Dance in Earnest: On Time and Attention in Work/Travail/Arbeid, in Essays, p.13)

The nature of being earnest . . . is about a sincere and intense conviction that dance matters, that it is worthy of exhibiting its own effort, excellence, and speechless ritual, regardless of whether anybody is watching. . . . a choice to believe that the broken link between the body, movement, music, time and attention can be constructed again, with joy and insight.

(Bojana Cvejic, Dance in Earnest: On Time and Attention in Work/Travail/Arbeid, dans Essays, p.21)

The question is how to be then and there, here and now, today, tomorrow, yesterday, alongside working dancers and musicians who co-work with the work-to-come (that is, the determined indefinite) so that a work might momentarily materialize into the world. This is the question that unites performers, authors, and audiences into one and the same task: to co-work for the work, alongside the work, as gifts of time.

(André Lepecki, Co-Imagining Work/Travail/Arbeid, in Essays, p.35)

De Keersmaeker situates the body in what might be a neutral – in the sense of being apparently unstructured – context . . . In doing so, she stages for the viewer an excessive gift of transformed, performed energy, a compressed divulgence of nonproductive work as aesthetic form. What is evident in seeing these dances close up is craft, intricacy, technique, accumulated practice: qualities of work that we are unused to linking to real, individual practitioners in a Western economy of excess consumption in which labor is so frequently outsourced that the idea of time and the effort of making are devalued.

(Catherine Wood, The still point, in Essays, pp.77-78)

Découverte du Teatro Dimora

Advert for 'Dialoghi con la danza'. Mondaino, Italy, 23/07/2016Samedi 23 juillet 2016

C’est au hasard d’une balade dans les rues de Mondaino, le village italien où je venais d’arriver pour une semaine de vacances, que mon regard a été attiré par cette affiche. Dialoghi con la Danza. Des dialogues avec la danse, donc. Une démonstration du travail de Cindy Van Acker. Ce nom me disait quelque chose … n’était-ce pas celui d’une chorégraphe belge ? Eh bien si ! Il m’a suffi de faire une rapide recherche pour en être sûre. Ma curiosité ayant été piquée, je suis allée au théâtre le jour suivant, et j’ai pu assister à la présentation annoncée. Elle avait lieu dans un très bel espace, au cœur de l’arboretum de Mondaino. Quoi de plus inspirant pour une artiste en résidence ? En tous cas, il y avait beaucoup à dire sur l’univers de mouvements de ma compatriote. Je ne la connaissais pas, mais sa recherche chorégraphique m’a semblé intéressante. Et à ses côtés, j’ai immédiatement reconnu le professeur Pitozzi, dont j’avais suivi les cours à Bologne. Il participait au talk qui a suivi la démonstration de danse pour présenter un livre qu’il venait de publier sur l’approche chorégraphique de Cindy Van Acker.

L’un des professeurs que j’avais eus cette année et une chorégraphe dont j’avais déjà entendu parler se trouvaient donc en même temps que moi dans ce village de la province de Rimini. Le monde est petit !

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Saturday 23rd July 2016

As I was randomly walking around the streets of Mondaino, the Italian village where I had just arrived for a week of holiday, a poster (see above) caught my eye. Dialoghi con la Danza. Dialogues with dance. A showing of work by Cindy Van Acker. That name reminded me of something … wasn’t it that of a Belgian choreographer? Yes it was! A quick search was enough to confirm this. I was curious to find out more about her, so I went to the theatre on the next day and attended the presentation announced by the poster.

Teatro Dimora di Mondaino, 23/07/2016
Teatro Dimora di Mondaino, 23/07/2016

The showing took place in a very beautiful space, in the depths of the arboretum of Mondaino. What could be more inspirational for an artist in residence? In any case, there was a lot to say about my compatriot’s movement universe. I didn’t know her before, but her choreographic research was pretty interesting. And the one I immediately recognised was professor Pitozzi, by her side. I had followed lectures with him in Bologna, and he took part in the post-show talk to present a book he just published on Cindy Van Acker’s choreographic approach.

So one of the teachers I had this year and a choreographer I had heard of were both in this village of the province of Rimini at the same time as me. Small world!