Février 2018 ? Terminé. Le plus petit mois de l’année a filé. A quoi étais-je donc occupée ? Notamment à créer, répéter et présenter une série de solos avec et pour la chorale A440 de Reading.

En vue du spectacle “Earth, Sea & Sky”, la chef de choeur Lucy Joy Morris m’avait invitée à improviser un duo avec la flutiste de sa chorale et à créer 3 solos sur 3 des morceaux qui allaient être chantés.
Pour préparer ces chorégraphies, je me suis basée sur les enregistrements que Lucy m’avait envoyés, ainsi que sur les paroles des chansons. Comme vous le voyez ci-dessous, je les ai annotées pour structurer chaque pièce :
Par chance, ces chansons n’étaient pas longues et contenaient des refrains avec lesquels je pouvais jouer dans mes danses. Ayant passé 5 mois à créer une chorégraphie de 20 minutes, j’avais décidé d’être efficace, et je n’avais pas le choix : il fallait boucler ces trois fois 2 minutes 30 en une dizaine de jours !
Pas question, cependant, de me contenter de “vite fait bien fait”, ou de copier-coller ma signature chorégraphique personnelle. Pour donner un style distinct à chaque morceau et détourner mes pas habituels, j’ai choisi d’utiliser des accessoires. Mes vieux chaussons de jazz et un bâton noir trouvé par hasard ont ajouté du caractère à mon interprétation du chanteur (“The Singer”). Autre exemple, l’image de la rivière Tyne m’a donné l’envie et l’idée de danser avec un long tissu bleu, dans un registre plus lyrique.

J’ai pris plaisir à le faire onduler, serpenter et tourner autour de moi, tant dans les airs qu’au sol. Il fallait bien ces 4 mètres de beauté bleuté pour amplifier mes mouvements et leur donner une résonance égale à celles des 40 voix de la chorale. J’ai ri de me prendre les pieds dedans et de me prendre la tête dessus, tant les réactions de cette rivière rebelle étaient changeantes, et ce même quand je pensais la manipuler clairement ! Avec ce court solo, je n’ai fait qu’effleurer son énorme potentiel de mouvements et de métaphores, mais j’espère bien le développer dans de prochaines pièces.

Pour “As Torrents In Summer”, par contre, je n’ai eu recours à aucun autre artifice que mes capacités techniques et des vêtements blancs. Je cherchais une pureté et une clarté qui répondraient à l’aspect spirituel ou sacré de la musique. Un simple chemin, en diagonale à travers l’espace, et un alliage de travail du sol et d’élévations m’ont servi à former un pont entre ciel et terre, et ce vraiment littéralement dans ma position finale.
Curieux de voir le résultat ? Restez connectés : les vidéos du spectacles seront bientôt publiques 🙂

